Prieres a la vie
Posté le 04.10.2007 par daniello
Il a marché longtemps
sur le bord de la falaise
Et il a contemplé sous le vent
sans malaise
la mer mourir
sur les rochers
et il la sentais lui offrir
sa vigueur
pour le réconforter.
Il la ressentais à ses côtés
marcher
si vivante
et vibrante
Elle, sa muse, sa beauté,
son amante
récemment décédée,
sa compagne ardente.
Et il a envoyé au loin
dans les cieux
ces cendres adorés
Et il a pris une bouffée d'air
et il s’est à son tour jeté
pour les accompagner
La mer s'approchait
à grande vitesse
quand tout à coup
Il a explosé d'écumes,
plein d'allégresse.
Il s’est envolé
avec le soleil voilé,
s’étant transformé
en corps de flammes
sous l’horizon
Il a brûlé d'amour
pour toujours.
Enfin, il s’est volatilisé
peu à peu
Laissant les graines d'or
et de poussière
baignaient la terre
comme un duvet
gouttant sur les sensations
de mes yeux
qui l’ont regardé.
--
Posté le 19.09.2007 par daniello
Pont extrême de notre vie
Tu es souvent l’ amour de nos nuits.
Parfois témoin de la mort qui nous envahit.
Tu es aussi l’aventure qui surgit.
Pont d’amertume soufflant des brumes
Explosant entre le brouillard et la lune qui fume.
Tu es un moment entre la conscience
Et l’inconscience, un zeste de consistance.
Pont fantastique de mon passé.
Tu glisse de Prague à Paris
Surgissant d’Espagne, allant de Londres juqu'en Italie.
Tu es la passerelle entre mon émoi et ma pensée.
Tu t’étends splendide monument
de tout ton long et même sur le temps
Tu t’étires et t’embellis
A la lumière de nos envies.
Pont de mes souvenirs,
Protégeant les moments du pire,
Tu es la dernière étape avant de mourir.
La dernière passerelle pour le devenir.
Posté le 18.09.2007 par daniello
Le silence de la nuit
ne donne pas l'oubli
mais un spasme, un cri
et comme nous sommes toujours en vie
Je me dis
" Dieu que ce soir
cette vie est jolie ! "
Posté le 17.09.2007 par daniello
Dix jours ou une heure,
Le silence goutte à goutte,
Une petite tumeur
Fait du bruit dans la soute.
Maligne, coquine, colorée,
Elle vire dans les yeux
Son rythme chamaré.
La tête implose avec un masque piteux.
L’unique proprio de ce vieux cargot
Se sent bien vieux
Et il aspire au repos
Il ne reluit pas, morveux.
Mais les mots sifflent et dansent
Jouent et cognent, choquent
Le verbe magique et le qualitatif
Rétif se draguent. C’est jouissif.
Un petit son tendre
Et il se cambre
Le stylo glisse
Sur cette peau lisse
Elle est blanche et douce
Avec des lignes bleues
Et cette mine s’émousse
Une fois, deux fois, cent fois
Ils font l’amour
Le poète et la poésie sur la feuille de papier.
C’est comme cela qu’ils prennent leur pied.
Posté le 15.09.2007 par daniello
Elle monte si belle
Merveilleuse telle
cette Musique
profonde
de mon coeur
comme une onde
de joie,
triomphante de la peur
authentique viatique
du malheur
C'est ma chanson
de force
éclatante l'écorce
de la déraison.
Je te nomme
mon hymme à la vie
Mon rire face à l'oubli
Ma pomme
d'amour
pour toujours.
Posté le 25.08.2007 par daniello
1
Machine à souffrir
C’est fou de jouïr
Le corps sombre dans l’anarchie
Mais la vie résiste à l’harmonie
Elle soumet la chair à un rythme
La promesse du sommet
Offre t’elle à la montagne
L’assurance totale de la paix
La garantie supprime-t-elle l’avalanche
La terre n’est plus notre pays de cocagne ?
2
Il se nomme fiel
De la tête au ciel
Des vagues en escalier fou
Une mouette venue d’ailleurs
Regards et cheveux flous
Font, de lui, cette moue en chœur.
Il le surnomme le lunaire,
Le félé sans pieds sur terre
Le voyageur perpétuel du saut
De l’ange en plongeant vers le haut.
Faudra-t-il un jour apprendre l’humilité
La clarté
La beauté
La simplicité
Il faut tendre à devenir
Une machine nouvelle
Bonne à offrir
et à s’ouvrir à la vie
Pour Dépasser la folie
Submerger la vie
Parvenir à être autre
Comme le bon apôtre.
Mais nous n’avons en nous que rancœur
Frayeur
Haut de cœur
Des amertumes profondes…
Posté le 24.07.2007 par daniello
Oh ! Toi que je cherche
et qui souvent se cache
Si tu avais le temps
Et un peu
Ce souci si précieux
d'écouter les gens
Tu verrais
Tu pourrais
Tu saurais
Un jour, une heure
quoi faire.
Je crois ! Ô les dieux !
que vous avez oublié
en ce siècle malheureux
de nous doter d'un esprit plus miséricordieux
Mais il passe comme une musique
sorte de blues ou de jazz fantastique
Teinté de gris chargé de bleu
qui nous redonne un peu nos yeux
Le sens du réel ou du vrai
nous apparaît
Nous nous berçons de l'authentique sensation
et de cette unique passion
à l'âme double, la compassion.
Ainsi du regard, nous voulons débusquer la misère
pour parvenir demain sur cette terre
à apporter l'essentiel
qui comblera la faim
comme un pain
nécessaire à la vie charnelle et éternelle
c'est la seule richesse : l'amour
Ecoutes-tu encore
ce petit blues contre la mort
la faim, la haine
contre l'enfant qui traine
contre les victimes écrasées
contre l'incertitude et le doute sublimés
contre la froide indifférence
contre les marques de la démence
Ecoutes-tu cette prière
au saxo voilé
au bleu pailleté
et l'aura dorée.
Je t'en prie
Ô ! Messies !
D'écarter de mon coeur
cette vague sablée de rage et de révolte
de me permettre à nouveau de sentir cette ferveur
pour être enfin capable de cueillir cette récolte
nouvelle d'émotions et de passion douces.