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Nom du blog :
daniello
Description du blog :
La poésie est partout. Elle plane dans la lumière et la nuit. Elle rode tout autour de nous comme..
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Date de création :
02.06.2007
Dernière mise à jour :
22.06.2008
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Contes et histoires des lumieres

Dis Maman quand vas tu mourir

Posté le 08.03.2008 par daniello
Hier, je lui ai demandé, à ma môman avec ma voix rauque de petite fille malgré mes 6 ans. Dis maman " quand vas -tu mourir " et je l'ai fixée dans les yeux intensément.
Elle m'a souri et m' a expliqué que la vie était au jour le jour entourée par la mort. A chaque instant et à chaque minute, la mort faisait son office. J'ai toussé, alors, quasi épuisée ma mère m'a dit " ne t'inquiète pas, tu as la santé d'acier de ton père et sauf incident tu devrais mourir dans très très longtemps". Elle marqua une pause et me regarda de ses yeux bleus intenses comme les vagues et l'océan. Elle sourit et je l'ai prise par le cou et malgré toutes les recommandations contraires de Papa, je l'ai serrée comme une folle, fort si fort.

Mais durant la nuit, papa a été obligé de faire venir une ambulance et elle est arrivée à l'Hôpital presque morte, sans voix et sans air. J'ai pleuré le matin et j'ai demandé à aller la voir encore une fois. Mon père m' a longtemps regardé avec une tristesse infinie puis il a dit " tu sais, quand tu la verras, elle ne pourras ni parler, ni te voir. Elle souffre et attends avec angoisse la seule délivrance."

- "Tu veux dire que Maman va mourir lui dis je
- " C'est sûr ma puce répondit il avec un voile sur la voix
- "Et toi dis je encor très inquiète
- Quoi moi ! Suspension et inspiration et son sourire si merveilleux
- Oui je vois non moi hélas et heureusement je suis là pour très longtemps
- Pourquoi hélas papa
- Parce que je ne peux plus être avec Maman
- Tu ne me laisseras pas seule papa
- Non ma puce je ne te laisserai jamais seule et quand je devrais mourir tu ne seras pas seule du moins je l'espère et là je serai très vieux et toi très grande
- Papa
- Ma Puce
- J'aime si fort maman et toi comment Dieu fait il pour m'enlever ma maman
- Dieu l'enlève parce que c'est l'heure et le moment et que ta maman souffre horriblement et qu'il faut pour elle accepter qu'elle s'en aille et qu'elle puisse arrêter de souffrir car vois tu vivre c'est souffrir aussi.
- Papa
- Eh oui ma puce
- J'ai envie de mourir aussi un peu et souvent beaucoup
- C'est normal ma puce _ moi aussi j'ai la même envie
- Mais cela ne serait pas ce que voudrait maman
- Tu as bien déviné
- Je peux dire un poème prière pour maman
- Vas-y

Alors mon petit chaperon rouge, blonde comme les blés dit bien fort son poème :

"Toi mon Dieu
Comment peux tu ramenais auprès de toi
Ma maman, tu as une drole de loi
As tu oublié mon vieux
Que ta maman aussi a eu la maladie
La souffrance et la mort comme dernières amies
Ce n'est pas drôle la vie sans sa maman chérie

Donne moi la force d'être heureuse pour elle
Et de savoir la porter en moi
Chaque fois que je penserai à elle
Je vivrai dans son aura et avec sa joie
O mon dieu qu'il est triste à 6 ans de vivre sans maman. "

Mon père pleurait et me regardait si je ne l'avais pas à mes côtés, je m'aurai tué c'est sûr.

Ma famille me dit que je suis un prodige, mais je ne suis qu'une petite fille de 6 ans, blonde et fine à la voix rauque et aux yeux gris qui va perdre dans quelques jours sa maman à cause de cette saleté de maladie.

Alors, submergée le coeur en miettes, je pleure et pleure et je pleurerai encore jusqu'à sa mort et quelques jours après.

A la mémoire de ceux et celles qui souffrent et que j'aime bcp.



--

Là bas dans l'autre monde

Posté le 19.02.2008 par daniello
A quelques pas du pont loin de la ville
Noyé de soleil, elle reposait tranquille
Cette jeune fille avait son corps troué de balles
Elle avait dans sa main un éventail, fatal
Comme un poignard et beau comme une citadine de Séville

A côté de l’homme qui l’avait sauvé
Un enfant pleurait en implorant sa mère pour le réconforter
L’homme avait perdu depuis quelques mois sa foi
Dans la vie et dans l’amour, son seul émoi
A été cet enfant en danger qu’il a secouru prenant le risque de se tuer

Et dans l’éther, dans la nature invisible à nos regards
La jeune fille du pont s’est rapprochée de son amant fraichement décédé
Elle l’a enlacé et tendrement embrassé et ensuite elle a plongé sans fard
Au tréfond de son cœur et elle l’a emmené pour l’éternité
Dans un monde étrange et extraordinaire où règne en puissance l’amour phare.

Contraste de l'angle mort : amour à mort

Posté le 31.01.2008 par daniello
A l'intérieur d'une voiture, elle le regarda et lui l'observa par le rétroviseur à l'arrière
Au même instant luisant dans la glace une lueur d'enfer
La mort sans suaire faisant la fête
La belle à la gorge découverte lui prenant la tête
Et tout explosa dans le rire dément de la belle suicidaire
Ils avaient pas 40 à eux deux...
De la route vers l'aventure avec un long itinéraire
ils ont déchirés leur vie par jeu
Parce que la belle s'était pris de passion fatale
pour le piège de l'angle mort et de l'amour idéal
Les voilà rassemblés à jamais dans l'éternité.
Les amants destructeurs avaient éjaculé
de frénésie et d'horreur pour rester réunis
à tout jamais dans les profondeurs de la nuit.

Le diable est une rousse

Posté le 14.01.2008 par daniello
Une lettre est arrivée depuis quelques heures. Elle est là, posée sur la tablette du salon, ouverte et dépliée ; elle semblait luire intensément comme une menace, une effroyable nouvelle. A quelques pas, à côté du canapé, recroquevillée, je gisais en pleurs.
Après un sursaut de volonté, je me levais et je décidai de me regarder dans le miroir parfois cela me calmait comme si mon reflet me renvoyait des ondes rassurantes et apaisantes.
J’ étais très belle. Blonde vénitienne (d’un or pur et lumineux), des yeux d’un bleu océan et profond et ils étaient noyés de larmes à la nacre très légèrement rosée. Et mes traits très fins, mes dents d’un éclat merveilleux, accusaient une certaine fragilité, on voyait souvent pointer de mon visage une émotion. Il se dégageait de moi comme un aura de fascination et de splendeurs. Mais contrairement à certaines personnes, la beauté n’avait jamais été pour moi, un don ou cadeau mais plutôt une sorte de punition. Osons le déclarer une malédiction ! Eloignée de tous et de toutes pour ce que j’ étais et je représentais, j’ étais perçue comme une personne exceptionnelle, un être rare. J’ étais choyée et côtoyée comme une star et une princesse. Mais tout cela avait un prix effroyable à supporter car j’ étais l’inaccessible. Mon corps magnifique aux proportions idéales, mes courbes pleines de grâce et de volupté, enrichissait un charme déjà enivrant. Mais toute cette séduction m’ apportait au quotidien qu’une solitude glacée et des rapports distants avec les gens. J’étais à tout jamais SEULE au monde.

Mais là n’est pas mon propos pour le moment, ma belle esseulée car je commençais à céder à la panique. Je me rongeais et m’accablais de tous les maux de la terre et du monde. Que pouvait elle endurer pour être dans un état pareil ? Oui, cette lettre est sans doute la réponse à mes questions. Que racontait elle ? Voyons un peu ce courrier. Rapprochons nous et lisons.



Mardi , 10 Février
Ma chérie, mon doux amour,

Tu dois être surprise n’est-ce pas ? Tu n’aurais jamais pensé que j’irai jusqu’à toi, suppliante, dominée. Ce n’est pas le sujet, ni le propos. Ma douce je veux t’éviter tous ces pièges sordides d’une femme humiliée et abandonnée par sa rivale. Je laisse la mesquinerie et les bassesses à d’autres.
Si tu savais comme je t’ai tellement aimée, admirée. Je me suis investie pour toi et dans notre histoire. Tu vivais ou survivais, seule, glacée, pétrie par la peur. Je t’ai offerte la vie, la joie, la certitude, j’ai déposé le monde à tes pieds. On était un couple d’amantes et de sœurs, des âmes sœurs comme je me plaisais à te dire et tu répétais ces mots avec plaisir et gourmandises. Et cette époque, nous étions soudées, complices. Te souviens-tu comme nous étions unies ? Maintenant, je me refuse à cette mendicité pitoyable des sentiments.
Tu gagnes ma belle et lui aussi du coup. Ta rousse, si passionnée, si fière, si cruelle, si entière, renonce à toi, à vous, à lui…Je suis devenue, soumise, perdue, sans force. Je baisse les armes, et je te laisserai donc convoler avec l’homme de ta vie ( il était de notre vie au début ). Rappelles-tu notre serment à tous les trois ? Nous vivrons un partage et une union à jamais. Il a eu le beau rôle notre saccageur. Il a fracassé et diabolisé notre histoire d’amour. Il a violé nos sentiments et perturbés nos relations et nos élans. Il a transformé tes désirs, ton état et tes sensations comme un conditionnement à l’ordre moral. Nous sommes devenues servantes à sa dévotion et son ambition. Mais qui faire, à cette époque nous l’aimions toutes les deux, notre amoureux le beau Alexandre. Son charme viril, tout son être nous envahissait, nous enivrait. J’étais souveraine et toi féerique. Il a cueilli nos fruits et nous a dévorées. Mais un jour, il a voulu dominer et de déesses nous étions devenues ses proies. Il a voulu régner sur ses femmes et sur sa femme ( il te préférait déjà m’écartant sans honte de notre histoire et de la sienne ; après avoir usé et abusé de moi, de nous).
Qu’importe, j’ai réagi, j’ai joué et j’ai perdu ! Il m’a dit que j’étais un démon et qu’avec toi Malicia, il avait trouvé enfin l’amour et que je devais comprendre et disparaître avec classe et tact.
Il m’a longtemps regardé et il a ajouté : « Ma belle, ma Domino, si forte, si maîtresse de tout et surtout des autres, je ne peux plus continuer ce jeu pervers, cette passion dévorante et morbide, cette dévastation, cette cruauté. Tu es une ogresse du coeur, une violente, une vampire. »
Il m’a jeté comme un tas de chiffons tout joyeux de son projet de te garder que pour lui comme un joyau. Il m’a regardé avec un sourire détestable et affreux ; longtemps. Il s’est moqué de moi, et parfaitement odieux il m’a caressé en m’excitant et en riant il m’a traité de tous les mots les plus dégradants. Ainsi, moi la belle au corps splendide, je n’étais rien, chassée à tout jamais de vos ébats, de vos amours et de vos vies. Après la stupeur et la surprise, je me suis dit que ma douce, elle allait m’accueillir et faire mentir ce diable, ce démon. Tu m’attendais souviens toi et comme une petite marionnette tu as joué le jeu prescrit. Tu as fait un numéro d’incomprises et de victimes. Il est arrivé chez toi et il a constaté son succès et il est reparti sans un mot sans un geste pour moi figeant ce sourire triste mais glacial ( celui que tu trouvais si craquant). Tu m’as contemplé et avec une autorité qui jusqu’à ce moment te faisait défaut ; tu as ajouté : « A la guerre comme en amour il faut savoir perdre » !
Je suis sortie en courant et les larmes ont surgi à flots et j’étais anéantie, pétrifiée, sans voix et sans raison de vivre.
Vous pouvez maintenant installer votre nid sur ma désolation. Notre amour interdit par les familles et les amis, notre sapho maudite ont été balayés par votre amour légitime. Qu’il en soit ainsi !
Avant de te quitter saches que j’ai pris dans le petit tiroir de la commode le revolver 6,45 d’ordonnance de ton père qu’ Alexandre a nettoyé et réglé pour toi, j’ai emporté aussi la boîte de comprimé bleu ( celle qui offre ce soulagement dans nos têtes et fait disparaître toutes nos inhibitions).
Hier, j’ai écris cette lettre.
Aujourd’hui au matin, tu reçois mon courrier
Si tu ne m’appelles pas dans les 24 heures alors je serai parvenue au tournent que le destin me réservait depuis longtemps ?
Sans appel de toi dès 6 H 15, je prendrai les comprimés ce qui me permettra après de prendre le revolver , je pourrai appuyer sur la détente en posant le canon dans ma bouche et voilà ce sera fini de moi.
Je pourrai rejoindre mes sœurs les harpies, les sorcières, les vamps et les démones
Adieu
Ma Malice
Profite de la vie
Avant qu’il te jette
Aussi
Pour de nouveaux délices
Ta Domino…





L’insupportable tension et les sentiments à l’agonie font exploser mon équilibre et je m’enfonce dans l’horreur. Je hurle :
- « Non, ce n’est pas possible. Il faut que j’appelle Alexandre et il faut faire quelque chose »
Fébrile je compose un numéro sur le combiné posait tout près du canapé.
- Alexandre ! Réponds moi vite criai-je inquiète en regardant tout à la fois le combiné du téléphone et l’heure sur l’horloge murale de mon appartement.
- Tit tit tit tit clama l’écouteur du combiné dans une angoisse folle
- Réponds je t’en prie Réponds continuais-je toute hérissée et en crises.
Je me résous à l’appeler et il est hélas 7 H 00
- Réponds Domino mais décroches non oh ! non…souffla-t-elle
- Oui dit une voix épuisée c’est toi ma douce
- Domino ne fait pas cela je t’en prie sanglotai-je
Un gros soupir et une voix très faible me dit effroyablement
- Tu as gagné je vais baiser Lucifer ajouta-t-elle dans un soupir
Et avec horreur je entendis un bruit formidable et assourdissant c’est le revolver qui avait tiré une balle.
- Bang !
- Non ! criai-je
- Oh ! Non mais non ! Je roulais sur le sol au désespoir.
Je me griffais le visage et puis je me roulais en boule. J’avais broyé la lettre et l’avais jetée dans la corbeille à papiers.

Dans le silence du matin, l’horloge murale battait le rythme comme un cœur. Je me dirigeais après à la cuisine et regagnais le salon avec dans ma main un immense couteau. Je pris l’arme et je m’ouvris les veines et je m’égorgeais avec comme témoin de la scène l’ordinateur dans le salon qui enregistrait tout avec le Webcam et que je remarquai seulement maintenant comme un coup au visage….
Je tombai au sol et m’agitant de mille et un sursauts.

Au même moment Alexandre recevait une lettre de Domino lui racontant qu’elle allait partir avec Malicia dans la soirée. Totalement affolé connaissant la perfidie et l’extraordinaire aptitude à la manipulation et la méchanceté de Domino, il appela immédiatement au téléphone Malicia. Sans succès et malgré des tentatives répétées rien n’y faisait. Il décida de se rendre sans plus tarder à l’appartement. Il entra et il la vit au salon ainsi il plongea dans l’horreur le plus complet.

La Webcam engistra son arrivée et il entendit glacé d’effroi un rire inhumain d’une cruauté totale. Un rire violent teinté de démence emplissait la pièce. La puissance de ce rire et le choc de la découverte lui donnait l’illusion qu’elle était là, plantée devant lui, grande rousse, des cheveux très longs et des yeux qui brûlaient de mille flammes.

Il attendait mortifié et tout à fait paralysé la voix lui dire au milieu du rire :
« Ah ! ah ! ah ! Que périssent les traîtres. Oups ! C’est merveilleux et le plus merveilleux c’est maintenant qu’elle ne sera plus jamais à toi mais à moi . A moi. Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! »

Elle hurlait véritablement de joie mauvaise comme un diable sortant de sa boîte. Et j’entendais sa chanson qui lui mutilait mon cœur pendant que je mourais gisant dans mon sang.





« Le diable est une rousse
Et son sourire me fiche la frousse…
Elle joue ma foi
Pour s’amuser de moi
Je reste transi
Contemplant
Ma vie
Tomber vers le néant
Le diable est une rousse
Elle m’a donné la frousse
Il ne reste rien
Que le triomphe de son dédain. »

Et ne sentant plus rien, il tomba lentement vers le sol dans les éclats de joie de Domino qui s’élevèrent tout à coup en crescendo ; à ce moment il vit dans la grande glace du salon son visage se craquait et ses cheveux blanchirent sous la marque de l'effroi.
Par Daniello…




Des pétars pour Wendy à Noël

Posté le 06.01.2008 par daniello
Wendy vient d’avoir ses 16 ans , elle a fêté son anniversaire en fumant un bédo et en suçant un comprimé d’extasie. Elle erre dans la rue et cela faisait des nuits et des jours entiers qu’elle n’avait ni vendu sa funeste marchandise ni trouvé de l’argent pour donner son dû quotidien à son protecteur. Elle était la petite marchande de Bédos dans le quartier populaire du Neuhof en banlieue Strasbourgeoise depuis quelques années.

Ainsi, la rue l’avait happée depuis 2 ans. Sa mère Marlène, serveuse dans un café brasserie ( Winstub comme on dit dans la région) avait la joie de partager sa vie, ses économies, son fric et son lit avec un parfait salaud ( c’était un homme violent, un vicelard et surtout très portée sur le tripotage des gamines de 12 à 15 ans). Celui-ci avait d’ailleurs mis à profit son vilain penchant lorsqu’un soir où maman n’était pas là ( travail oblige), il avait tenté, alléché par le beau minois de la petite, il avait dis-je tenté de la forcer en la coinçant dans sa chambre. Il avait déjà plusieurs fois tenté de l’abuser et de la violer mais si c’était un salaud, il n’était pas un costaud ce qui explique son insuccès et son énervement constant. En effet, elle avait à chaque fois mal réagi en se jetant sur lui en hurlant et un soir même devant sa mère.
Et encore, ce porc en rut tenta encore une fois de s’occuper d’elle, elle s’échappa en passant par la fenêtre et elle tomba de deux étages.

Mortellement inquiète durant cette fugue et après en observant les réactions incompréhensibles de sa fille et surtout embobinée par l’infect, Marlène fit appel à la protection de l’enfance car elle a été persuadée que sa petite fille était suicidaire et instable et comme la petite ne disait jamais rien situation très commode pour l’ignoble– elle fut placée en foyer , car il fallait surveiller la rebelle dangereuse pour elle-même et aussi pour les autres. Mais l’apothéose ou le déclencheur de sa fuite pour toujours de son domicile a été un jour de visite quand sa mère devant son éducateur a fait l’éloge de ce parfait compagnon si méritant et aussi merveilleux. Ce fut trop et cela lui était parfaitement insupportable car la petite ne pouvait plus supporter tout cela et surtout, elle fut convaincue d’un complot organisé. C’est pourquoi elle a préféré prendre le large.

Le beau-père en un beau dégueulasse qu’il était, a tout à fait jouait ses cartes et comme sa mère était totalement aveugle, complètement manipulée et surtout dépassée. Il avait le beau rôle.

Pleine de dégout et d’effroi, Wendy prit la résolution terrible .de s’enfuir pour mettre la plus grande distance entre elle et sa génitrice et surtout entre elle et ce sal mec aux appétits révoltants. Elle ne voulait plus avoir peur. Cependant, la jeune fille était seule, la proie de tous les fauves de nuit et de la zone mais elle ne savait plus quoi faire et où aller alors elle a subi..
C’est donc ainsi que Wendy a adopté la Rue avec ses lois, ses vices, ses mystères. La Rue l’a vite domptée, maltraitée et réduite à une sorte d’esclavage organisée. Sans domicile fixe, vivante d’expédiants, dominée par un homme dangereux, elle fut vite obligée de faire des choses tout à fait condamnables et interdites. Elle passa de l’herbe, de l’extasie, des comprimés, du LSD , du crak. Elle était forcée pour vivre et se loger, de faire ce négoce depuis qu’un dealer avait mis la main sur elle.
D’ailleurs d’autres hommes ont bien tenté de la vendre comme un bon produit juteux dans un quelconque réseau de prostitution. Surtout qu’elle était très attirante au début à 13 ans, élancée, blonde, des yeux magnétiques, un corps harmonieux et bien fait, une silhouette divine. Une vraie gourmandise pour les requins de la rue. Surtout qu’ elle était disponible, très vulnérable. avec son énorme besoin d’être aimée et soutenue en s’y prenant mieux l’investissement était prometteur.

Mais en fait, avec le temps, elle était devenue super folle peu à peu à force d’abus et d’agressions et elle était tout particulièrement agressive envers tout le monde dès que l’on venait à la toucher du moins dès que l’on essayait de la toucher. Elle avait sur elle un cutter et elle était devenue très bonne à ce jeu de frapper comme une hystérique dès qu’on tentait de l’approcher ce qui dégrisait ou désinhibait. La bonne volonté des messieurs. Un soir des hommes l’on coinçait et l’on touchait partout avec violence. Mais au lieu de sombrer, d’être effondrée comme toute victime de cet âge, elle est devenue comme possédée, enragée ; elle mordait griffer comme si 15 personnes étaient en elle et sa folie la rendait très dangereuse. Plus jamais, on tenta quoi que se soit surtout qu’une des passeuses lui à donner pour se défendre un bon cutter bien lourd et épais. Et même si on parvenait encore à l’immobiliser, elle se tortillait en bavant et en criant et comme une furie elle parvenait à arracher ses liens, elle faisait très mal et cognait comme une démente.
C’est pourquoi, son daeler prit une autre direction. Elle est devenue passeuse, dealer en second, vendeuse et commissionnaire. Elle avait la faculté avec sa fragilité et sa beauté de très jeune fille d’émouvoir comme un ange. Tous les gens la voyant passer s’émouvaient et les clients étaient rassurés par cette douce jeune fille. Son angélisme était une garantie de vente.

Les autres, ils en abusèrent et la firent travailler en lui donnant que quelques miettes de quoi juste subsister et survivre l’important était le chiffre pas le confort et les besoins de Wendy. Elle vécut trois hivers, deux printemps, deux été, sans rien démuni de tout. Les nuits dehors, les journées sans repas eurent vite fait de la marquer. Dormant dans des taudis, sous les ponts ou dans des maisons inhabités en étant aux aguets, tenaillée par la faim, elle était apeurée et décalée, irraisonnée.

Elle avait grandie et son aspect sal et repoussant ne donnait plus envie aux clients et aux daelers d’acheter ou aller vers elle. Son commerce ne marchait plus fort. Wendy n’avait plus d’argent . Elle avait en poche 3 bédos , et un briquet et quatre allumettes et un comprimé. Elle ne vendait plus rien et n’avait plus rien. La pression de la rue sur elle s’exerçait toujours dans son esprit et elle était à l’extrémité où on passait au tapin pour manger et même pire on vendait n’importe quoi même soi ( ces organes, son sang, sa santé).

Maintenant, cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas mangé. Des vertiges l’envahissait et la faisait tomber. Pleurant, pleine de désespoir, elle fouilla dans sa poche et trouva le briquet et un bédo et elle l’alluma comme pour s’échapper vers là-bas
.


1
Elle se rappelait un après-midi où allongée sous un porche, en fin d’après midi en pleine rue en pleine été, elle fumait et fumait et elle riait ; c’était une rare journée de bonheur…
Petit à petit , elle eût des visions de l’Eté et d’autres plus éblouissantes et elle fut transportée dans l’autre monde.
D’un souvenir heureux avec Marlène du temps de son père vivant quand elle allait au manège d’équitation et puis tout se brouilla et elle aperçut comme un film cette vision dorée.
Elle se voyait Cavalière d’un cheval magnifique, elle était la championne. Elle dressait son merveilleux étalon « Sombrero ». Elle avait sur sa tête son bombe et très chic et stylée dans ses habits d’amazone, elle semblait régner en Déesse sur le manège de dressage du club hippique.
N’avait elle jamais souhaité autre chose de la vie que de devenir cette cavalière ?
Et c’était le trïomphe. Splendide, elle était là , dressée et fière, la meilleure.

Tout à coup, elle reçoit un coup de pied violent. Elle fut tirée de son flash pour chuter sur le trottoir à deux pas du caniveau.
- « Hep ! La salope, tu passes un taf . Tu me le donnes ou il faut que je t’encule lui dit une voix mauvaise
- Je te découpe si tu me touches hurla t’elle en brandissant le cutter de sa poche et en le gigotant dans tous les sens à toute vitesse.
-
Prise de vertige et de spasmes nauséeux, elle alla sur lui rapidement. Méchant, mais froussard, notre charmant spécimen apostrophé de la sorte, prit le large. Pendant ce tapage, le bédo chuta et fut écrasé par un passant pressé. Elle retomba au sol avec un grand mal de cœur. Elle avait le désir de revenir à ce beau moment de lumière et de bonheur où elle était encore pour un instant un être humain. Elle était fêtée, sa vie avait un sens, et surtout elle échappait à sa réalité..

Sa tête la faisait souffrir et le monde sinistre redescendait dans la rue. Les hommes passaient et parfois la regarder comme un chien regarde une saucisse car malgré tout elle avait encore des atouts et de l’attrait pour les loups des rues et pour les hommes concupiscents.
La faim lui tenaillait le ventre et elle avait de plus en plus du mal à respirer.
Alors elle décida d’en fumer un second tout n’était que tristesse et elle voulait juste un peu de lumière et de rêve.

2

Elle pompa sur son joint avec frénésie et repompa comme un bébé têtant son lait.
Puis…
Sa mère et elle étaient dans une chambre magnifique. La décoration était somptueuse. Elles s’embrassèrent. C’était le réveillon de Noël. Il faisait bon et chaud et l’amour emplissait les lieux et les gens. Sa mère l’aimait, elle était aimée. Elle était Wendy, belle, jolie, comme un ange de la nativité. Sa tête blonde, ses yeux bleus et sa bouche cerise étaient d’une rare beauté ;
Elle s’évanouit de bonheur et sombra dans une nuit noire et profonde.

Le froid la prit et lui serra fortement le cœur. Les poumons prêts à exploser, la tête douloureuse, elle se réveilla.
Le Bédo fumant au sol quasi consumé à ses côtés.

Proche d’elle un homme au visage aimable la regardait tristement n’osant s’approcher,n’osant l’aider.


Elle l’insulta et le traita de tous les noms et vomit et toussa le faisant fuir épouvanté.

Elle resta prostée dans la nuit et dans la pénombre, elle avait depuis longtemps manqué l’heure où elle devait payer son daeler qui apparemment ne l’avait pas retrouvée. Elle n’était pas en sécurité et était à la merci de n’importe quoi, elle se le répétait et tout à fait effrayée, elle tremblait.
Elle décida d’en finir et de fumer son troisième bédo et comme c’était le soir de Noël, elle y ajouta son comprimé et dans un sursaut elle essaya aussi de s’ouvrir les veines avec son cutter. C’était son final et avant que vacillante et sans forces, elle voulait se donner un beau réveillon sans recevoir des gnons de son dealer.


3


Elle avait beaucoup de mal à allumer le troisième bédo ( sa poitrine battait à tout rompre ) elle avait froid, et très faim, son briquet ne marchait plus et les allumettes non plus et elle avait soif et ne parvenait plus à fumer. Elle toussa et retoussa jusqu’à l’épuisement. Puis elle parvient à fumer avec un mégot jeté à ses pieds avec le reste d’énergies déclinantes. Et dans un sursaut de désespoir, elle se taillada les veines et glissa pour rester allongée à même le sol.
Un flash d’une intensité extraordinaire apparut. La lumière était magnifique et elle vit …
Tout ce qu’elle aurait pu être mais aussi tout ce que la vie possède de magie et de beauté.
Elle fut sublimée par cette beauté, irradiée et brûlée par cette vision et par l’inutilité de sa vie.

Le pétard tomba et les restes consumés formèrent comme un cœur lacéré par une flèche.

Wendy était là sans vie gisante sous un porche sans compagnie et la neige commençait à la recouvrir petit à petit. C’était son dernier cadeau, elle la vit cette neige et sourit comme une gosse et elle sombra et s’évanouit.

Mais peut on mourir un soir de Noël à 16 ans ?

De la nuit, une lampe sur un casque perça les ténèbres et s’approcha de son corps sans mouvements et quasi sans vie, un pompier la prit dans ses bras après l’avoir examiné rapidement et courut pour la porter vers une ambulance.
Dans le véhicule, ils luttèrent des heures pour lui sauver la vie. Et le pompier lui dit comme un petit miracle ces quelques mots : « tu sais chaton on t’aime, ta mère t’aime ; personne ne te veut du mal » A ces mots, comme une sorte de promesse la baigna et l’entoura.
Alors elle eut cette décision, elle s’accrocha pour vivre et pour tenter de voir sa mère si par hasard on voulait l’aider et voilà un autre petit miracle pour cette fille perdue et sans espoir.

Après de longues heures à l’hôpital elle revint à la vie et à la conscience. Elle ouvrit tout doucement les yeux et regarda à droite et à gauche et vit à quelques mètres de son lit sa mère et heureusement pas son ordure de beau-père accompagné d’ un homme et d’un jeune homme.

Aussi doucement, qu’ils purent et il s’approchèrent d’elle et sa mère lui sourit en pleurant et la prit dans ses bras pour la rapprocher de son cœur.
Elle pensa alors : « c’est merveilleux, je suis morte et je suis au paradis ».
Elle se pinça pour voir
« Aille »
- Qu’as-tu ma chérie
- Alors je ne suis pas morte
- Non heureusement tu n’es pas morte et maintenant que je t’ai retrouvée encore moins
- Je t’aime ma fille dit la mère avec douceur et souffrance et avec une grande douleur en elle
- Moi aussi maman

Elle regarda les deux hommes et demanda à sa mère « qui sont ces gens ? »
Ah oui avec tout cela je te présente mon ami et son fils Peter.
Alors inquiète mais curieuse elle demanda avec espoir « vous êtes le nouveau ami de maman ? »
Non, ma chérie nous sommes juste des amis mais il faut que l’on te dis que on a réussi à se débarrasser de ce fumier de Roger ton ex beau-père et qu’ on a aidé ta mère pour cela et que elle s’est rendu compte du joli coco qu’il était.
Oh excuse moi ! j’oubliai de me présenter je m’appelle Vincent Pan et voici mon fils Peter.

Je les regardai et plus je regardai Peter plus il me faisait penser à mon héros de mon enfance volant et voltigeant pour plaire à une Wendy princesse si merveilleusement aimée.
Je lui pris la main et je le pinçai et moi aussi et rassurée d’une part qu’il n’ait rien dit et pas réagi et pas gémi et d’autre part qu’il me sourit avec douceur et complicité, je fus si heureuse si apaisée que je m’assoupis et je m’endormis avec dans mes oreilles à quelques pas de ma chambre une chanson de Noël vibrante comme une promesse future.
Et en fermant les yeux j’eus cette pensée :
« Angelina a bien son Brad Pitt moi j’ai bien le droit à mon amour magique comme quand j’étais enfant au lieu de vendre ma saloperie de came, et si je pouvais devenir sa fée clochette … Et je serai merveilleuse en Fée pensa t elle en soupirant très fort avant de s’endormir »

Noel Lunaire

Posté le 21.12.2007 par daniello
Quelque part sur terre et pourquoi pas en Alsaka
Un phoque a perdu sa promise et moi ma colombine
Elles ont fait la valise, pris la poudre d’escampette, comme ils connaissaient la combine
On était comme deux ronds de flans, pathétique et posés là !

C’est cruel les femmes même à Noël
Elles n’ont pas pris la peine de ménager le tendre, ils ont jeté le fiel
Alors j’ai invité le phoque à venir à Paris
A quelques heures du réveillon c’était un deal super, une féerie

On a fait les quatre cents coups à la Samaritaine
Joué dans les eaux des grandes fontaines
On a chanté le soir à la lune et hurlé comme des loups
Et puis après avoir bien rit et bien on a pleuré comme des fous

Et là à quelques pas de la Tour Eiffel
Comme le soleil en pleine nuit et tout à fait réelles
Elles étaient toutes deux à nous regarder avec un sourire amusé
Nous sommes jetés dans leurs bras et palmes adorés

C’était certain le plus magnifique Noël que nous avions fêté
Et enrichis et embellis par nos moitiés
A jamais rassemblés nous avions le cœur a célébré

A proximité de la Seine les phoques ont plongés
Nous les avons salués et applaudis et baisés
Et nous nous sommes dirigés aux Champs Elysées pour y défiler

C’est notre parade de Noël à nous les Pierrots funambules
Passionnés sous la lune
Emerveillés de notre bonne fortune
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