Posté le 15.09.2007 par daniello
Elle monte si belle
Merveilleuse telle
cette Musique
profonde
de mon coeur
comme une onde
de joie,
triomphante de la peur
authentique viatique
du malheur
C'est ma chanson
de force
éclatante l'écorce
de la déraison.
Je te nomme
mon hymme à la vie
Mon rire face à l'oubli
Ma pomme
d'amour
pour toujours.
--
Posté le 14.09.2007 par daniello
1
Gober, le bonheur
Rêver est révélation
Où est la ferveur
2
La pluie a battue
Le visage de lune
La lumière s'est tue
3
Je respire du moment
Une souffle m'innonde
Et je ressens profondément
4
Pourquoi venir ici
Loin de la terre et du ciel
M'endormir enfoui
Posté le 08.09.2007 par daniello
Comme une coulée de boue et d'eau
Je te rejette
et je te crie
et je te renie
Averses d'automne et dégoût d'été
Il ne fait pas beau
En ce temps avec toi.
Mais là au loin dans la grisaille
Surgit pour un bref instant
une éclaircie, un printemps
Qui me prend aux entrailles
C'est la petite lueur d'espoir
dans ce temps triste et noir
Et des averses à yon ou des aversions
Il pourrait avec un peu de douceur
Venir des attractions
Pour embellir mon coeur.
Posté le 07.09.2007 par daniello
Il goutte encore
comme un fruit qui s'écrase
avec lourdeur
pareille à un corps
qui se fracasse.
C'est la mélancolie du coeur
Mais l'eau pénètre
partout
et dans tout
comme un flot
sauvage et ardent.
C'est la violence du moment
Ainsi, comme un drole d'air
se jouant des nerfs
Il faut reconnaître
que c'est rigolo
Le chemin de l'eau
Voilà la raison que La pluie douce amère de septembre
serait comme une fenêtre entre l'été et décembre
C'est en quelque sorte un peu de dérision
Une zéte de folie dans les frissons.
Posté le 26.08.2007 par daniello
La solitude offre de multitudes d'odeurs
et de couleurs
un piège de lumière
La nuit est l'anagrame du jour
Il apparaît dans l'atmosphère
une autre dimension
forte et impulsive
comme l'eau vive
comme les corps et la nudité
comme l'or et l'humilité
Ce sera l'amplitude des sens
qui dominera mon monde
Et restez seul devient un privilège
où subsisterait alors cette onde
merveilleuse de la découverte de soi.
Posté le 25.08.2007 par daniello
1
Machine à souffrir
C’est fou de jouïr
Le corps sombre dans l’anarchie
Mais la vie résiste à l’harmonie
Elle soumet la chair à un rythme
La promesse du sommet
Offre t’elle à la montagne
L’assurance totale de la paix
La garantie supprime-t-elle l’avalanche
La terre n’est plus notre pays de cocagne ?
2
Il se nomme fiel
De la tête au ciel
Des vagues en escalier fou
Une mouette venue d’ailleurs
Regards et cheveux flous
Font, de lui, cette moue en chœur.
Il le surnomme le lunaire,
Le félé sans pieds sur terre
Le voyageur perpétuel du saut
De l’ange en plongeant vers le haut.
Faudra-t-il un jour apprendre l’humilité
La clarté
La beauté
La simplicité
Il faut tendre à devenir
Une machine nouvelle
Bonne à offrir
et à s’ouvrir à la vie
Pour Dépasser la folie
Submerger la vie
Parvenir à être autre
Comme le bon apôtre.
Mais nous n’avons en nous que rancœur
Frayeur
Haut de cœur
Des amertumes profondes…
Posté le 21.08.2007 par daniello
Cela faisait un certain moment
que mes pas forçaient le vent
Et suprême récompense
je me trouvais au bord d'un lac immense
Sous les arbres la lumière m'a envahit
comme un coeur de clarté et de vie.
Alors mon esprit a volé
au dessus de l'eau
pour me baigner
de couleur
et peindre mon coeur
de ce moment vivant.
Posté le 18.08.2007 par daniello
Jardiner l'espace et faire jaillir du pot
un arbre éclatant et doux en un instant.
Avec comme complices le vent
et la pluie pour écouter le temps.
Et connaître enfin tout au fond de soi : le beau
Posté le 02.08.2007 par daniello
La lumière m’a drapé d’or
M’a blanchi le corps
M’a transformé l’âme
Elle m’a jeté dans les flammes
Bleues et blanches
Pour que je renaissance de couleurs
Et que j’offre à la vie un nouveau cœur.
Magique clartés et facétieuses apparitions d’où surgiraient
Des éclats d’or, d’argent des zones blanches
La lumière se fait sorcière
L’air se fait éphémère
Les choses et les êtres tranchent
La chair, la vue et l’ouïe afin qu’il ne reste un moment
Eternelle et infime - l’instantané mouvement
Où rien ne jaillirait
Tout resterait figé
Dans la lumière.
Posté le 24.07.2007 par daniello
Oh ! Toi que je cherche
et qui souvent se cache
Si tu avais le temps
Et un peu
Ce souci si précieux
d'écouter les gens
Tu verrais
Tu pourrais
Tu saurais
Un jour, une heure
quoi faire.
Je crois ! Ô les dieux !
que vous avez oublié
en ce siècle malheureux
de nous doter d'un esprit plus miséricordieux
Mais il passe comme une musique
sorte de blues ou de jazz fantastique
Teinté de gris chargé de bleu
qui nous redonne un peu nos yeux
Le sens du réel ou du vrai
nous apparaît
Nous nous berçons de l'authentique sensation
et de cette unique passion
à l'âme double, la compassion.
Ainsi du regard, nous voulons débusquer la misère
pour parvenir demain sur cette terre
à apporter l'essentiel
qui comblera la faim
comme un pain
nécessaire à la vie charnelle et éternelle
c'est la seule richesse : l'amour
Ecoutes-tu encore
ce petit blues contre la mort
la faim, la haine
contre l'enfant qui traine
contre les victimes écrasées
contre l'incertitude et le doute sublimés
contre la froide indifférence
contre les marques de la démence
Ecoutes-tu cette prière
au saxo voilé
au bleu pailleté
et l'aura dorée.
Je t'en prie
Ô ! Messies !
D'écarter de mon coeur
cette vague sablée de rage et de révolte
de me permettre à nouveau de sentir cette ferveur
pour être enfin capable de cueillir cette récolte
nouvelle d'émotions et de passion douces.