Posté le 03.10.2007 par daniello
Le Déni
Avec un cri.
La rage
s'installe sous l''orage
et étincelle
et flamboie de plus belle.
Parfois la tête explose
Retenant Le coeur prisonnier
derrière la porte close.
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Posté le 02.10.2007 par daniello
Et voilà de nouveau
Je suis là comme un petit veau
Et je peine
Et je crie plein de haine
vis à vis du réseau
et de l'eau
de la technique
ou de la trique
Puis je souris
un peu
pourquoi dans la vie
on se prend le cerveau, mon vieux ?
Il faut savoir un peu rire
De ce qui nous fait souffrir
en l'occurrence
la panne de serveur
qui n'est pas beaucoup de prévenance,
vilain instrument sans coeur.
Et oui je suis au guet
Mon modem est cuit
et je tente de rester gai
et sans souci...
Posté le 27.09.2007 par daniello
De nouveau le temps coule
Et se laisse asperger par une foule
De gouttes et de particules
Nous laissant là trempé jusqu’au cul.
L’esprit s’évade sous des cieux bleus
Et imagine un bonheur à deux
Où le corps et l’esprit s’étendent pour mieux prendre
Pour vivre dans un monde plus tendre
Mais je reste insensible
A ces invocations de grand’mère
Ma recherche est plus imprévisible
Mes yeux imaginent les passantes mouillées et fières
Je dessine alors
Pour un instant
Un abri sec illuminé d’or
Pour qu’elle puissent respirer un temps.
Et je surviens pour leur proposer
Ce divin moment partagé
Pour savourer sous la pluie à l’unisson
Une chanson sous la pluie alors dansons
Posté le 27.09.2007 par daniello
Sensuelle et tendre
Elle est venue à moi
Je n’ai pas pu prendre
Sa main posée
Tombée
Comme une plume
Sur mon bras
Alors
J’ai senti
Mon désarroi, mes efforts
Elle, pesant de toutes ses forces, ses doigts
sur ma lèvre bleuie
J’ai compris
Que mon âme, mes esprits
Avaient été aspirés…
Posté le 23.09.2007 par daniello
Il suffit de se battre
Pour avoir le sentiment d’être
Car combattre serait le seul chemin.
Je crois qu’il est surtout tout à fait vain
De penser que l’on pourra s’en passer
Toute notre histoire y à adhérer.
La poésie est également en cause.
Elle aussi a sublimé les Walkyries.
Et si un combat de sport ou de fiction ose
Montrer la violence profonde. Elle se rit
De nos hésitations et de nos remords.
Nous avons réellement toujours tort.
Les guerres et les luttes et les combats
Sont autant de faits glorifiés
Que la souffrance des hommes au ras
De toute dignité et de l’honneur ramifié.
La poésie adore depuis toute éternité
Les instants épiques et les héros acclamés
Alors je me vautre poète maudit de la tendresse
Dans les combats de rugby et de boxe
Sans oublier de cajoler ma chatte, petite tigresse
Il n’est pas interdit de se garder par moment
Un petit peu de douceur pour un instant
Et profiter de ces luttes c’est là mon ultime paradoxe.
Posté le 20.09.2007 par daniello
Elle est là, si ronde, si douce, et tellement rousse
Elle, tellement attirante, ma gentille frimousse.
Elle torture avec lenteur mon nounours de cœur.
Elle m’attend et se morfond avec torpeur.
Il est froissé et retourné, pincé et écrabouillé
Il est caressé et frappé avec rancœur et houspillé.
L’attente n’est pas toujours le gage de la félicité
Mais souvent la marque de l’irritablilité.
Mais que fait elle à mon nounours fétiche ?
Elle veut montrer qu’elle s’en fiche
Ou pire qu’elle l’affiche...
Avec dépit, elle a le retrait étudié et négligé.
Mais tout d’un coup, j’arrive et je la rejoins.
Je la regarde avec mille lumières dans les yeux.
Notre amour s’enfle et s’embrasse enfin
Et le nounours malmené peut enfin respirer un peu
Posté le 19.09.2007 par daniello
Pont extrême de notre vie
Tu es souvent l’ amour de nos nuits.
Parfois témoin de la mort qui nous envahit.
Tu es aussi l’aventure qui surgit.
Pont d’amertume soufflant des brumes
Explosant entre le brouillard et la lune qui fume.
Tu es un moment entre la conscience
Et l’inconscience, un zeste de consistance.
Pont fantastique de mon passé.
Tu glisse de Prague à Paris
Surgissant d’Espagne, allant de Londres juqu'en Italie.
Tu es la passerelle entre mon émoi et ma pensée.
Tu t’étends splendide monument
de tout ton long et même sur le temps
Tu t’étires et t’embellis
A la lumière de nos envies.
Pont de mes souvenirs,
Protégeant les moments du pire,
Tu es la dernière étape avant de mourir.
La dernière passerelle pour le devenir.
Posté le 18.09.2007 par daniello
La solitude offre par la multitudes d’odeurs,
Un jeu de couleurs
qui s’avère devenir un piège de lumière.
La nuit est l’anagramme du jour,
Une dérision éphémère.
La rétine saisit un combinaison secrète.
Il apparaît des images funestes.
Mais au-delà le corps mystère joue avec les présences
Comme le son s’amuse des silences.
Lourdement la souffrance
Insupportable tombe et elle se décline dans un flou permanent.
Elle est là glauque, visqueuse mais parfois glacée
Pour un moment.
Le piège se referme.
Où faut-il saisir d’autres codes pour partir vers la dimension des couleurs ?
Les possibilités sont énormes et nombreuses par delà le derme.
Comme les corps et leur nudité
Le Labyrinthe des sentiments se perd dans tous les sens
Alors le cœur accompagne les sensations dans un crépuscule d’outre-monde.
Posté le 18.09.2007 par daniello
Le silence de la nuit
ne donne pas l'oubli
mais un spasme, un cri
et comme nous sommes toujours en vie
Je me dis
" Dieu que ce soir
cette vie est jolie ! "
Posté le 17.09.2007 par daniello
Dix jours ou une heure,
Le silence goutte à goutte,
Une petite tumeur
Fait du bruit dans la soute.
Maligne, coquine, colorée,
Elle vire dans les yeux
Son rythme chamaré.
La tête implose avec un masque piteux.
L’unique proprio de ce vieux cargot
Se sent bien vieux
Et il aspire au repos
Il ne reluit pas, morveux.
Mais les mots sifflent et dansent
Jouent et cognent, choquent
Le verbe magique et le qualitatif
Rétif se draguent. C’est jouissif.
Un petit son tendre
Et il se cambre
Le stylo glisse
Sur cette peau lisse
Elle est blanche et douce
Avec des lignes bleues
Et cette mine s’émousse
Une fois, deux fois, cent fois
Ils font l’amour
Le poète et la poésie sur la feuille de papier.
C’est comme cela qu’ils prennent leur pied.