Créer un blog Présentation

Nom du blog :
daniello
Description du blog :
La poésie est partout. Elle plane dans la lumière et la nuit. Elle rode tout autour de nous comme..
Catégorie :
Blog Artiste
Date de création :
02.06.2007
Dernière mise à jour :
22.06.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Contes et histoires des lumières (12)
· J'irai dans le vent (16)
· Joie et douceur (11)
· Lumières (13)
· Mes HAIKUS (9)
· Mes mots (24)
· Parfois le corps exulte (16)
· poèmes et fables de fin d'année (3)
· POEMES PHOTOS (10)
· Prières à la vie (17)
· Sensations et émotions (19)

Navigation

Accueil
Livre d'or daniello
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· PRIERE DE NOEL
· mes souhaits de fin d'année
· Une sorte de blues
· Pour célébrer l'Anniversaire du décès de mon papa
· LA LUMIERE NOUS EBLOUIE
· Et même si demain je devais mourir
· Toi mon a... en souvenir de toi
· POEMES PHOTOS 8
· Si demain je devais mourir
· Des pétars pour Wendy à Noël

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

De la beauté à l'état pur !
03.07.2008
***
25.06.2008
!!
24.06.2008
Lk
24.06.2008
En souvenir de toi
24.06.2008
***
19.06.2008
Lk
15.06.2008
Lk
14.06.2008
!!
09.06.2008
que de souffrances!!!
05.06.2008
Lk
04.06.2008
beau texte
03.06.2008
Lk
02.06.2008
***
01.06.2008
bonjour
30.05.2008
suite
29.05.2008
hello boy !
29.05.2008
***
26.05.2008
Lk
23.05.2008
Lk
23.05.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· linkinpark63
· ilovestars
· ordemoi
· mangakaforever

Récit romancé du Portugal : Maria La petite voleuse

Récit romancé du Portugal : Maria La petite voleuse

Posté le 30.04.2008 par daniello
MARIA LA PETITE VOLEUSE


Loin, très loin de la douce France, au sud du Portugal, vivait Maria Vitoria Medeiros, jeune fille charmante est tout particulièrement pauvre. A vrai dire, elle était tellement belle que l’intensité de sa beauté était tout aussi forte que son niveau incroyable de pauvreté. On disait d’elle qu’elle était inversement aussi belle qu’elle était pauvre. Quasi orpheline vivant avec son frère et sa grand’mère, elle vivait d’expédients, de petits boulots, de charité.
Quand on la regardait avec ses très longs cheveux noirs, et ses grands yeux marrons avec des pépites d’un chocolat noir intense qui lui donnait un regard profond presque hypnotique, et au fond de des yeux ses quelques taches de gris bleuté ajoutèrent comme une pincée de mystère ; elle était assurément une merveille sur jambe. Sa silhouette était si harmonieuse que si on faisait la métaphore de son corps en rapport avec la musique. On s’imaginerait volontiers écouter un solo de harpe et de flutes à bec en la voyant marcher et évoluer auprès de soi.

Elle était admirable, Maria, car elle ne voulait plus du tout que sa grand’mère Luna fasse la manche dans le métro de Lisboa (Lisbonne pour les non-initiés). Eh oui, sa si gentille grand-mère arpentait le métro mendiant et suppliant les quelques pièces pour la journée. Elle n’avait ni retraite, et leur famille était réduite à trois personnes (Luna sa mémé, Maria, et l’incroyable et phénoménal Pedro le frère de Maria). Pauvres, certes, mais très digne et toujours très propres, cela engage les touristes et les riches donateurs à plus de générosité et d’égards.

Mais depuis quelques temps, les rentrées devenaient difficiles et les dons rares. Le tourisme, la mondialisation et la concurrence de la pauvreté rendaient les donneurs méfiants et peu enclins à la générosité. La reconversion à d’autres activités sociales semblait inévitable et on peut même dire à des activités beaucoup plus nettement rentables quoique risquées voire illégales : le vol, l’escroquerie, les passes de denrées interdites.

Cela répugnait énormément Maria et Luna comme elles étaient très pieuses et croyantes et que la malhonnêteté n’était pas trop comme dirait une anglaise chique : « leurs tasses de thé ».
Alors, suprême astuce, Pedro se mit à chercher puis à découvrit un plan très peu légale mais peu punissable voire même sans risque : le vol des carrelages peint à la main du Portugal : « les AZULEJOS »

Ils sont magnifiques ces céramiques et porcelaines, souvent bleus, ou en granit. Ils sont peints à la main et très appréciés par les touristes et les collectionneurs. Ils décorent les maisons, les gares, les églises, les monuments, ils participent à la décoration murale des bâtiments.

La combine est simple, ils volent des carreaux et les refourguent aux Touristes à un prix inférieur du commerce. Longtemps réticentes, les femmes refusèrent mais la faim et de pressants besoins d’argent se faisant, ils se mirent au travail et montèrent peu à peu leur petit trafic. Ils allèrent le plus souvent sur la plage ou dans le métro pour vendre le produit de leur rapine.

Maria était chargée des vols et les subtiliser un peu partout (maison, église, gare, les chantiers de construction etc. C’était le plus facile et le moins risqué et qui ferait attention à la jeune fille si mignonne, si timide et aussi surtout si jolie.

Ainsi, le commerce allait bon train, les touristes aimaient revenir avec un magnifique spécimen croyant assurément avoir trouvé l’occasion et l’exemplaire rare et ancien. Les Medeiros parvenaient ainsi à se remplir les poches et payer leurs repas et faire face ainsi à leurs besoins. Mais, ils n’avaient pas cette intuition funeste et sauvage du désastre qui planait sur eux.

En effet, ils avaient aucune connaissance magique, ni ésotérique. Ils ne savaient pas que voler la céramique et le carrelage allait provoquer la colère terrible des saints et des esprits et surtout des hommes


Mais, la pire des punitions fut dans l’accident qui provoqua la mort de Luna à la plage, un été. Elle ne vit pas le véhicule et fut renversé avec violence. Sans argent à l’hôpital d’urgence, elle dut attendre longtemps les soins qui devaient la sauver. Elle mourut dans les bras de sa petite fille.
Maria catastrophée voulut convaincre Pedro d’arrêter tous les petits trafics et les vols. Mais le jeune homme ne l’écoutait plus du tout. Un jour, il fut découvert par des policiers pour son trafic de cigarettes et s’enfuyant en courant il loupa une marche dans le métro et alla s’écraser au dessus d’un parapet. Il fut tué sur le coup.

Alors, seule au monde Maria partit avec un chauffeur routier, ami de son père, pour la France. Elle laissa là son ami d’enfance (secrètement amoureux d’elle depuis toujours). A Paris, elle fut femme de ménage, puis serveuse dans un petit café et elle rencontra là bas d’autres Portugais. Elle sortait avec eux dans des petits cafés. Un soir, le cœur plein de nostalgie, elle chanta un fado improvisée à sa mère comme un blues mi bleu mi gris un blues portugais.

Petite mère

Tu m’as quitté dans le vent
Laissant tes enfants
A ta mère, ta poitrine avait explosé
De fièvres et de sang
Mais ma petite mère tu te meurs
Davantage de la perte de ton homme perdu en mer
Dans l’océan gris s’est noyé avec lui ton cœur ;

J’entends parfois ton rire
Et le doux chant qui nous berçait
J’aimerai parfois mourir
Pour être par toi câliné
Où es tu perchée gentille fantôme
Sous le chapiteau du ciel ou dans l’air qui embaume
Ou alors dans le creux des vagues qui m’envahissent d’un plus grand chagrin

Petite mère je suis née de la misère
Et j’aspire un jour
A me noyer en pleine lumière dans un grand amour
Mais parfois on peut aussi se désespérer d’attendre, c’est l’inaction, enfer
Quotidien de la déracinée
J’aimerai malgré mes torts et mes péchés seigneur, avoir encor de l’espoir

Je vois au fond du noir
Le visage de mon ami
Il a vieilli
Et je ne suis plus jolie
Mais dès qu’il m’aperçoit alors je rajeunis
Et je revis et je m’embellis pour lui pourquoi faillait il m’échapper pour comprendre que je l’aimais.

Petite mère aide moi
A reconstruire ma vie
Je ne volerai jamais plus je te le dis
Et je peindrais alors des azulejos de toute ma foi
Supplie notre seigneur de venir me secourir
Avant que je trépasse ou que je me laisse mourir

Et quand elle chanta un homme guitariste amateur l’accompagna ; ce fut splendide et émouvant.
Alors tous Les gens sur place l’applaudirent et elle chanta à nouveau tout ce qu’elle avait en elle et elle chanta encore tous les jours. Elle chanta la misère et la beauté, la terre et la mer, l’amour et la nostalgie de tout son cœur. Elle s’habilla de noir et chanta partout et surtout pour les siens.

Mais elle était en deuil de compagnon, persuadée de mériter en punition sa solitude, elle suffoquait de tristesse. Une fois elle se confia à ses amis du poids qu’elle avait enfoui en elle.
Quand un jour, ses amis de Paris le firent venir à elle, son amoureux. Alors ses chants si tristes devinrent lumineux et sublimés par l’amour. Elle resta en noir mais son cœur s’habilla pour toujours de tous les couleurs de porcelaine et de laine et elle sut à jamais chauffer les cœurs. Et elle peignait tous les jours à la main des motifs sur les azulejos qu’elle offrait ensuite aux fabricants pour égayer les échoppes dans son pays. Elle s’y rendit d’ailleurs chaque fois comme un retour aux sources. Elle chantait dans des maisons ou dans des bars à Fado. Elle donnait ses carrelages et surtout elle s’occupaient des pauvres comme un devoir sacré.

Et un soir à la lueur des bougies, elle chanta si fort et si concentrée qu’elle ne sentit pas son artère se brisait et son cœur se rompre. Et dans le clair obscur les admirateurs et admiratrices de Maria purent observer sur sa poitrine une énorme tache de sang en forme de cœur traversés par des lignes brisées bleues, ocres, et or. Et tout autour d’elle on entendait comme un sanglot. C’était la guitare qui s’étranglait au même moment que son mari. La légende était née de Maria la petite voleuse chanteuse de Fado…



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

:: Les commentaires des internautes

***
Posté par mel le 26.05.2008
La vraie richess est dans les coeurs..
Tu le démontre bien avec cette belle histoire !!
Bisous
Lien vers mon blog


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus