Maria ma petite voleuse où es tu ?
Refrain : tu es partie pour fuir la misère Maria
Je t’ai cherché en vain tremblant de peur
……j’avais la crainte du trépas
……Mais c’était encor plus terrible, car tu partais loin de moi
……Mon âme agonisait et ma voix se brisait, j’étais là sans cœur.
Sortie de la mer, chaussée de sandalettes en plastiques
Tu portais à l’épaule en bandoulière ton sac d’azulejos
Tu marchais d’un pas mécanique
Tu allais vers le haut de la plage pour ton négoce
Refrain : tu es partie pour fuir la misère Maria
Je t’ai cherché en vain tremblant de peur
……j’avais la crainte du trépas
……Mais c’était encor plus terrible, car tu partais loin de moi
……Mon âme agonisait et ma voix se brisait, j’étais là sans cœur.
Tu m’as expliqué que pour nourrir ta famille
Tu as trouvé la solution, le vol et la vente de carrelage colorée
En les volants, tu priais la Vierge et la chance qui pétille
Mais le destin et comme la justice aveuglent et enchaînés
Refrain : tu es partie pour fuir la misère Maria
Je t’ai cherché en vain tremblant de peur
……j’avais la crainte du trépas
……Mais c’était encor plus terrible, car tu partais loin de moi
……Mon âme agonisait et ma voix se brisait, j’étais là sans cœur.
Quand je pleure, je me souviens de la première fois où je l’ai vue
Sortie comme une venus de la mer, ma bouche était béante, éperdue
Elle a ri et elle m’a gentiment décoiffé et elle m’a souris
Maria je me suis promis ce jour de l’épouser, de la séduire, de la ravir pour la vie
Refrain : tu es partie pour fuir la misère Maria
Je t’ai cherché en vain tremblant de peur
……j’avais la crainte du trépas
……Mais c’était encor plus terrible, car tu partais loin de moi
……Mon âme agonisait et ma voix se brisait, j’étais là sans cœur.
Mais ton père avait disparu en mer la morue l’avait emporté vers un ailleurs
Plus doux, plus discret te laissant là sans aide et dans le malheur
Alors tu as volé pour vivre et aider les tiens et puis tu as pleuré
A nouveau car par la faim ils ont péri et t’ont quittée
Refrain : tu es partie pour fuir la misère Maria
Je t’ai cherché en vain tremblant de peur
……j’avais la crainte du trépas
……Mais c’était encor plus terrible, car tu partais loin de moi
……Mon âme agonisait et ma voix se brisait, j’étais là sans cœur.
Maria pourquoi partir au Nord, en France ou dans un pays étranger
Tu m’as laissé tes pas sur le sable, le gout de la pluie dans mes yeux
Une boule de mélancolie dans les veines jusqu’à m’en étrangler
Et cette soif inassouvie de te voir encore une fois comme un oiseau dans les cieux
Nouveau refrain : Tu es partie de mon univers Maria
Me laissant la mer et le ciel en deuil
C’est pourquoi chez moi les hommes et les femmes sont en noir
Pour cacher à jamais la tristesse et leur désespoir
Mais le bruit du vent et le souffle enjoué de l’été
Distille goutte à goutte des parfums capiteux
Et jaillissent parfois des idées endiablées
Où germent à l’aurore comme une lueur d’espoir…
Nouveau refrain : Tu es partie de mon univers Maria
Me laissant la mer et le ciel en deuil
C’est pourquoi chez moi les hommes et les femmes sont en noir
Pour cacher à jamais la tristesse et leur désespoir
Sache que je t’attendrai au bout de la plage
Quand le soleil embrase la mer et fais rougir les flots
Je serai là debout et fort le cœur battant devant ce panorama si beau
Le monde serait au ralenti comme des poissons qui nagent
Nouveau refrain : Tu es partie de mon univers Maria
Me laissant la mer et le ciel en deuil
C’est pourquoi chez moi les hommes et les femmes sont en noir
Pour cacher à jamais la tristesse et leur désespoir
Comme un jour on m’a dit que « Les chants les plus beaux sont les plus désespérés »
Alors de mon sang si rouge je colorerai la nuit et le jour tous les carreaux gris
Pour qu’ils éclatent sur le mur à côté des azulejos le dessin de mon chant aimé…
Et tu arriverais vers Moi et je pourrai alors mourir, Maria du bonheur de te revoir…
Nouveau refrain : Tu es partie de mon univers Maria
Me laissant la mer et le ciel en deuil
C’est pourquoi chez moi les hommes et les femmes sont en noir
Pour cacher à jamais la tristesse et leur désespoir
Mais tout au fond de ma chair
Je brulerai à jamais du souvenir de la femme que j’aime
Alors je prie et j’espère ma claire
Et belle Maria, que mon âme essaime
il est merveilleux ce texte, dis il est de toi ?? j'aime cette facon de d'écrire les choses, la vie, l'amour, l'absence...bisous de la louve heureuse de te retrouver
Et les chants les plus désespérés sont les plus beaux...
J'entends la musique juste en regardant ces mots, j'entends le coeur qui bat, j'entends la tristesse et la beauté de ces âmes... Et les pleurs qui coulent pour en faire une bnouvelle musique à nouveau... Et tout recommence. Car j'aime ce fado...
L'émotion est proportionnelle au bonheur de te lire...
Bisous d'une muse.