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Nom du blog :
daniello
Description du blog :
La poésie est partout. Elle plane dans la lumière et la nuit. Elle rode tout autour de nous comme..
Catégorie :
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Date de création :
02.06.2007
Dernière mise à jour :
22.06.2008
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Murmures et Gémissements ou sonates du violon triste

Posté le 06.03.2008 par daniello
Au cœur de la ville, près du beffroi, le vieil homme se déplaçait avec précautions et difficultés. Le trottoir était encombré de poubelles, de sacs, de boîtes, de matériaux, d’étalages. Un capharnaüm sinistre et énorme, parfois sordide, offrait au passant une impression d’ulcères comme le transit d’un bol alimentaire. La ville moderne n’était pas sublime pour l’homme, elle était une machine digestive où celui-ci se fait avaler goulument.
Dans ce théâtre chaotique du quotidien, ce vieillard ne pesait pas lourd. Mais celui-ci pourtant en l’observant de plus près semblait être à l’écoute de quelque chose d’autre, de puissant et de vivant. Il marchait tout en se déplaçant au fond de lui dans un voyage transfiguré et éclairé. Il était musicien et il vivait en harmonie avec sa musique intérieure.

Mais qu’importe les rythmes et les cascades de la raison, la vie battait en crescendo à ses pieds. Notre homme avançait dans les ordures, et les balafres de la cité, tout à fait anonyme comme un enfant dans un tableau de Jérôme Bosch. Ce vieil homme irradiait de forces secrètes et internes, on captait en sa présence de la bonté, de la pureté et une immense richesse de l’âme. Voyez le évoluer, donnant ici à des enfants des caramels tendres et là aux chiens un petit sucre, et quand il en croisait un, (je parlais des chevaux) il avait dans ses grandes poches un bout de carottes des sables. Comme un non-voyant, il était sensible au bruit, aux rythmes, aux élans du cœur et surtout aux odeurs. Son plus grand secret était l’extraordinaire sonate de violon qui jouait sans arrêt dans sa tête. Elle avait de multiples formes. Elle était sa musique, toute sa musique d’abord et son harmonie mais elle était aussi une histoire ou un conte de toute sa vie. Elle était sa promesse et son engagement et enfin elle était sa spiritualité enfouie. Enfin, Elle était aussi, Elle.

C’est simple, c’était l’histoire de son amour pour Isa, disparue depuis des décennies, morte dans un accident quand il avait juste 16 ans. Cette tragédie l’avait à la fois détruit pour tout autre amour terrestre mais aussi construit comme un extraordinaire interprète, il avait été 1er violon, d’un grand orchestre. Il était virtuose et aussi compositeur. Bien sûr, il avait séduit des femmes, mais il n’avait jamais pu aimer une autre que son amour d’enfance. Il avait promis à sa petite fiancée de venir jouer dans un square, une fois par semaine, pour faire plaisir aux passants par gentillesse et pour partager avec ceux et celles qui le désiraient un moment de musique. C’est là, qu’il a composé sa sonate pour un violon. La sonate aux vents et au temps, à la pluie et aux gémissements mais aussi à la beauté, au monde et aux amants.

Le square était assez grand et en son centre, il y avait un plan d’eau et sur les bords une sorte de place champêtre avec un kiosque à musique vert et or. Il s’installait dessus et il jouait sa sonate et d’autres morceaux choisis. Les gens de la ville le savaient et il venait l’écouter souvent et surtout en été. Tout le monde l’aimait beaucoup.

Hier, il avait comme à son habitude jouait avec son violon quand tout à coup un petit écureuil s’est tapi près de lui et il le regardait en tremblant. Alors, il jouait un air improvisé, étrange et d’une extraordinaire douceur. Et à quelque pas de lui, il vint à sa rencontre, un enfant infirme dans une chaise roulante. Il avait des grands yeux clairs aux pupilles d’un gris lumineux magiques. Son regard luisait splendide et il sourit au vieil homme doucement. Il lui dit ses mots étonnants :
- « Bientôt tu vas la retrouver et tu pourras enfin l’aimer »
- Je vais retrouver qui ? Petit ? répondit –il ?
- Tu sais bien, elle, ma fée bleue, Isa ajouta t il gravement
N’en croyant pas ses oreilles, il fut un peu surpris mais rassuré par le regard innocent de l’enfant, il lui prit la main et la serra gentiment et il prit ensuite le chemin de son domicile.


Il rentra chez lui et se prépara pour la soirée. A la tombée de la nuit, il entendit la voix d’Isa et ce qu’elle lui dit et ce qu’il vit le troubla et changea sa vie définitivement. Voilà pourquoi il se précipita vers le domicile d’un de ses amis à la retraite (qui fut un médecin de grande renommé). Au-delà du plaisir de la revoir enfin, il craignait de perdre la boule tout simplement et voulu se rassurer sur cette apparition particulière.

Jamais, il n’atteignit son ami. A quelque pas de sa destination, il la vit de nouveau comme si rien n’avait jamais changé. Elle était là, si jeune, si jolie, si aérienne, si belle. La musique de sa sonate sonnait dans sa tête, à tel point que son cerveau explosa et il tomba au sol en mourant immédiatement.

Alors de cette écorce malade et vieille, sortit un jeune homme et il alla vers elle en souriant. La musique était forte et les entourait. Ils s’enlacèrent et s’embrassèrent. Ils partirent comme deux anges.


Quelques jours plus tard, une pancarte était posée sur le kiosque annonçant la mort du vieux maître. L’enfant était là sur sa chaise et sourit.
Soudain, L’air tout autour du kiosque jouait sa sonate et tout le monde présent sur les lieux croyait entendre le violon jouait et gémir; on entendait sa sonate.

Depuis ce jour, une fois par semaine, le vent semblait vouloir toujours jouer à cet endroit et les âmes nostalgiques aimaient s’y recueillir.



--

Juste avant de mourir

Posté le 06.03.2008 par daniello
Arrêtez je n'entends plus le rythme, seul, persiste le souffle de l'enfer
Ayez pitié enfants de la terre, créatures de l'air, être de la mer
J'entends avec violence, le battement de mon coeur qui se brise comme du verre.

Si rousse

Posté le 01.03.2008 par daniello
J'en tremble
et je ressemble
à cet amant fou
Sans abri loin de chez nous

Et toi si rousse
si douce
que ma peau en frissonne
Tu me pardonnes

Saches que tu me damnes
Et à genoux
Je ris,et ris, encor
plus fort
A en perdre l'ême.

Je dis dans un souffle : "je t'aime, et aimerait sans fin
et toi tu te moques et joue de moi comme un pantin
Je cris et cris et suffoque très fort jusqu'à la mort
Mais avant de succomber je reçois un baiser et tu me mords

Je tremble de nouveau
Et me réfugie comme un petit veau
Tu tends la main et me souris
Avec dans les yeux cette promesse de vie

Alors je saute et je prends ta main pour aller à l'aventure
au loin accompagné à jamais de ta désinvolture
Et même si mon corps un jour s'émousse
Tu seras à jamais mon âme soeur et mon amante rousse.

INCONSEQUENCES

Posté le 01.03.2008 par daniello
Voilà comme un jet de pierre les mots arrivent en pleine tête
Quelques larmes qui meurent quand les autres font la fête
Et je reste encor là avec l'espoir d'une explosion, une épithète,
Comme un soupçon de peut être.
Un zeste de possible afin de renaître

Mais en vain
Elle
Cruelle
Est partie
Embaumée
La vie
D’un autre esthète

Je m’installe pour dormir
Dans le secret espoir de pourrir
Et confus
Je bouscule
Une si belle personne au sublime cul

Mais dès que je la regarde
Ses yeux m’émerveillent
Et les mots
Encor eux
M’ensorcèlent
Et à nouveau j’oublie, elle pour tenter
De séduire la nouvelle

Elle… alors, prudence
Méfies toi de tes inconséquences
Qui emplissent ton quotidien
Et deviens
Quelqu’un
Pour parvenir pour deux à ne rester qu’un.
C’est décidé j’apprends le latin…

TOTEM FEMININ

Posté le 28.02.2008 par daniello
Au Printemps chez les indiens des plaines, on confectionnait les totems
Et ainsi, on jetait du haut vers le bas pêle-mêle
Avec ou sans ailes
En sculptant les sentiments puissants pour les gens que l’on aimait
Grâce à des animaux on représentait nos esprits.

Moi, un peu polisson je préfère sacraliser mes envies
En vous présentant mon totem féminin
Vers le haut la pureté et la beauté, un ange de la vie
Au milieu, le charme et la séduction, une fée câline
En bas, la passion et la chaleur, assurément l’amante-taquine

Je chante alors sur mon chemin et espérant ne pas faire tomber la pluie
Le chant d’amour et d’évocation de mes pensées qui brillent
Danse mes belles en moi et en mon cœur
Pour ne retenir malgré les aléas du jour la force du bonheur
Que ta magie opèrent au fond de moi, mes amoureuses qui scintillent..

La beauté fée

Posté le 22.02.2008 par daniello
Mon chant du monde


Je marchais de longues heures sur le chemin escarpé
Et progressivement mes pas m’ont happé
Vers un panorama d’une beauté si poignante, grande fréquence
Que mon cœur sous l’émotion a cogné, intense

Mes yeux n’avaient jamais caressé de telles vallées, de tels pigments
La nature dans sa présence m’imposait le silence
Un respect et une admiration immense
J’ai découvert ô combien nous étions petit, pathétiques

L’alchimie des lieux m’a ouvert l’esprit, frénétique
J’ai su que jamais, j’avais vécu et que jamais, je vivais dans le vrai
La seule leçon que je parvenais à retenir et d’être en accord avec ce fait
Aucun poème, aucune peinture, aucune œuvre ne peut l’égaler, tragique ….

Mais aussi rassurant, alors faut il créer comme nos fleurs le fruit de l’éphémère
M’ouvrir le cœur et chanter ma vie comme les ailes du papillon
Sculpter dans la glace, une petite sirène promise à la disparition
Chanter sur la rive aux vagues un poème houle jusqu’à ce que la voix s’enterre

Je sais que mes yeux, mes larmes, mes émotions quant à eux sauront toujours
Quel chemin emprunté pour vibrer d’amour
Et vibrer et vivre malgré la nuit qui luit
Et la mort que grignote un peu d’existence jusqu’au dernier lambeau de vie.

Je sais que je sois mort ou en vie, je peux célébrer vibrant
et chantant toute la beauté du monde qui se tapit
comme une souris en mon cœur et qui parfois jaillissant
pour s’éclater de mille couleurs. Je te dédie
ce dernier vers : « Je t’aime mon monde et pardonne moi mes ardeurs »

Les victimes parfois rient et souvent pleurent

Posté le 22.02.2008 par daniello
Et si la terre partait s’éloignait du paradis


Entre les couleurs grises et parfois colorées du ciel
Surgissent par ci par là sur notre terre un très amer miel
Il s’agit de toutes les victimes du monde qui rient parfois de bonheur
Et trop souvent ils sombrent en pleurs

Là un bébé glousse et rit de bon cœur ayant échappé de justesse d’un incendie
Ici un homme est coincé entre les voitures déchirées, il rit
En serrant les dents quand la scie électrique luit et étincelle sur lui
Plus loin, les hommes échappent aux meurtres soupirent et sourient, oubliant leur peur

L’orage éclate et fracasse les bords de mer
Laissant sur le rivage amer les survivants du naufrage
La planète tout entière ruisselle des flammes liquides de l’enfer
Et au sol, le dernier ange expire dans le carnage.

Les victimes rient et pleurent et je n’ai plus d’âge
J’offre encor une fois aux cieux mes mains trouées
Mes yeux crevés luisent dorés dans le tronçonnage
Des tués et petit à petit le monde entier s’embrase en fumée

Mes muses amusent et rient tout fort

Posté le 20.02.2008 par daniello
Elles sont là tout. autour de moi et elles rient de mes mots
« Amusent mes muses pour autant que l’esprit ne me sonne pas faux »
Elles sont là, magnifiques et superbes si présentes et à la fois hautaines
Et d’un coup m’apparaissent des châteaux et des terres lointaines
La divine comédie surgit et la magie du verbe l’emporte
L’essentiel reste à ma vision poétique que ces diablesses m’y transportent.
Poétesse, musicienne, philosophe et magicienne déesse du sentiment
Je ne sais que serait ma vie sans leur divine inspiration du moment.
Mes muses s’amusent et je tenterai tout fort.
Même devant l’effort
De les séduire encor
A demain à nouveau je suis votre dévot

Là bas dans l'autre monde

Posté le 19.02.2008 par daniello
A quelques pas du pont loin de la ville
Noyé de soleil, elle reposait tranquille
Cette jeune fille avait son corps troué de balles
Elle avait dans sa main un éventail, fatal
Comme un poignard et beau comme une citadine de Séville

A côté de l’homme qui l’avait sauvé
Un enfant pleurait en implorant sa mère pour le réconforter
L’homme avait perdu depuis quelques mois sa foi
Dans la vie et dans l’amour, son seul émoi
A été cet enfant en danger qu’il a secouru prenant le risque de se tuer

Et dans l’éther, dans la nature invisible à nos regards
La jeune fille du pont s’est rapprochée de son amant fraichement décédé
Elle l’a enlacé et tendrement embrassé et ensuite elle a plongé sans fard
Au tréfond de son cœur et elle l’a emmené pour l’éternité
Dans un monde étrange et extraordinaire où règne en puissance l’amour phare.

en panne

Posté le 15.02.2008 par daniello
Les beautés de l'informatique
ont creusé la panique
et me voilà comme un rond de flan, échoué sur mon flanc
sans pouvoir à nouveau prendre mes élans

En bref, je suis en panne
alors chers et chèr(es) fans et annes...
A bientôt dans quelques jours
Pour vous distiller à nouveau mes mots d'amour...
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